Un infarctus est défini par la mort brutale et massive de cellules (nécrose irréversible d'une partie d'un organe), en rapport avec un manque d'oxygène (lié à un thrombus (coronaire le plus souvent)).
L'infarctus le plus connu est l'infarctus du myocarde (IDM), c'est-à-dire du muscle cardiaque (cœur). L'infarctus cérébral est appelé accident vasculaire cérébral (AVC). Les organes à risque d'infarctus sont ceux dont la vascularisation est terminale, c'est-à-dire ceux dont les différents territoires sont nourris par une seule artère. C'est le cas du cœur ou du rein dont la vascularisation se fait sans anastomoses (« pont » reliant les artères entre elles afin d'assurer une perfusion sanguine même lorsque une artère se bouche). Le cerveau, l'intestin grêle, les poumons sont également concernés, même si leur vascularisation possède quelques anastomoses, car ces « ponts » de suppléance artériels sont parfois insuffisants pour garder un apport suffisant en oxygène lorsqu'une grosse artère se bouche.